RESTAURATION ET COPIES DE TABLEAUX

Restauration de tableaux anciens 

Restauration - Décoration - Création

dans un hôtel particulier du 19ème siècle à Limoges

Ancien copiste du musée du Louvre et du musée Gustave Moreau à Paris, j’ai été attiré et j’ai étudié tout particulièrement la période du 19ème siècle où c’est effectué cette fracture incroyable entre le classicisme et la peinture moderne. Au Louvre, cette étude des techniques anciennes et des techniques modernes a été pour moi passionnante à tout point de vue. Autant sur la découverte des matières picturales, des vernis et des préparations des fonds que sur les sujets eux-mêmes. J’ai aussi complété mes recherches au Musée Gustave Moreau. Ce grand maître était le chef de file des peintres symbolistes, élève des proches d’Ingres puis professeur de Matisse. Il a été une charnière étonnante de l’histoire de l’art. Dans son atelier-Musée, ses immenses peintures inachevées laissaient voir et comprendre les fonds, les préparations, la façon moderne de l’artiste, la liberté de travail sur grands formats avec une approche quelquesfois abstraite, tout en réalisant des sujets figuratifs et mythologiques. La restauration de cet hôtel particulier du 19ème siècle fût un formidable laboratoire de travail et de recherche sur ces techniques anciennes que je pratique dans mon atelier depuis plus de quarante ans en les adaptant à mon savoir-faire et à mon regard contemporain.

Avant

Après

Vidéo 1 

7 mn 

Vidéo 2 

8 mn

Restauration - Décoration - Création

dans un hôtel particulier du 19ème siècle 

Maison Ponlevoy à Dinard

Papiers peints Zuber - peint en grisaille

La restauration des papiers

Aujourd’hui, tous les propriétaires de la maison sont conscients de l’intérêt de cet ensemble peint sur papier. Il agrémente avec goût l’entrée commune de la villa. Parmi les lés, certains ne pourront plus jamais être imprimés par la maison Zuber. Plusieurs tampons, ou planches de bois gravées en relief, ont été brûlés pendant la guerre 39-45. Après plusieurs concertations, nous avons décidé de le faire restaurer, et de programmer plusieurs phases d’interventions.

La rencontre avec Jean-Luc Goss a été déterminante. Alors que nous nous lamentions sur la fragilité du décor, ses boursoufflures, ses griffures, ses manques, Jean-Luc, lui, amusé, intéressé, passionné, nous faisait entrevoir avec une certaine hardiesse et simplicité que tout était réparable, qu’il pouvait restaurer l’ensemble. Même, nous proposer une création sur le palier du premier étage, pour remplacer les lés disparus de “la course de chevaux romains“. Tout ceci fut discuté pendant l’été et décidé en assemblée générale. L’entrée allait retrouver une éternelle jeunesse.

Regarder Jean-Luc et son équipe travailler fut pour nous tous un véritable plaisir. Un pinson était dans la maison, l’annonce du printemps. Avant son intervention, les murs ont été préparés, nettoyés. Celui qui reçoit “la Caratella“, la course en carriole, a nécessité un travail plus long et minutieux. Lili, l’épouse de Jean-Luc, a suivi, avec malice et exactitude, les consignes du restaurateur et artiste.

En effet, Jean-Luc est un personnage complexe et complet : copiste, restaurateur, créateur. Lorsqu’il a commencé à œuvrer dans la cage d’escalier, il était partout à la fois. Son intervention se décelait au rez-de-chaussée, sur le palier du premier étage, mais aussi au deuxième étage. Pendant qu’une figure, récemment restaurée, séchait tranquillement, il en travaillait une autre un peu plus loin, selon son désir. Son excellence se révèle dans son optimisme à toute épreuve, mais aussi dans la technique de peindre les arbres. Il ne faut pas oublier qu’il est un amateur éclairé de l’Ecole de Barbizon. Rapidement, il n’y avait plus de manques. Difficile aujourd’hui de déceler une branche peinte par Jean Julien Deltil ou par Jean-Luc Goss. La “grisaille“ emploie une quantité de nuances de couleurs. Du blanc au noir s’étend une variété de tons, plus de 18 gris ont été retrouvés puis employés pour la restauration. Ce panoramique est unique par son installation audacieuse sur plusieurs niveaux.

Véronique Orain

Conservateur du patrimoine

Dinard - Bretagne

Restauration d’un papier peint Zuber en couleur

Maison Ponlevoy à Dinard

Un Zuber ans l’un des bureau ovales


Le salon de réception des diplomates est décorée d’une tapisserie de la Manufacture Zuber 

La présence de ce décor à la Maison Blanche est due à Jackie Kennedy. Conseillée par Henry Francis du Pont, impressionnée par la beauté et l’apport historique de ces papiers peints, elle en fit la décoration d’une pièce importante de la demeure présidentielle.


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1973 - 1974 - Goss est copiste au Musée du Louvre


La femme de Paul Colin, peintre cubiste, encourage Goss, en dehors des cours de peinture et d'illustrations, à étudier les techniques de peinture à l’huile des anciens et le fait entrer au Musée du Louvre. Là il approfondit avec ferveur ses connaissances sur l’art des grands maîtres et se passionne, entre autre, pour l’école de Barbizon.


1979 - Copiste au Musée Gustave Moreau


Gustave Moreau (1826-1898) fut un peintre symboliste d'avant les Symbolistes, et le plus singulier d'entre eux. Un regard superficiel pourrait ne voir en lui qu'un illustrateur, parmi beaucoup d'autres, des légendes mythologiques et médiévales alors que les thèmes puisés dans la mythologie lui servaient seulement de prétexte à exprimer sur ses toiles les aspirations de son idéologie personnelle.

L’art de copier existe depuis que l'homme peint ; peintres inconnus ou célèbres, de la Renaissance à l’Impressionnisme, ils ont copié les oeuvres de leurs aînés, par défi, passion ou apprentissage. Les grands maîtres actuels ou passés, tel que Van Gogh, Renoir, Monet, Cezanne, Courbet, Delacroix, Rubens, Titien, ou encore Velasquez et Ingres ont exercé cet art de copier.

Copier une oeuvre originale est une tâche délicate et complexe qui demande du temps; il faut d'abord trouver les matériaux utilisés, reproduire les nuances exactes de couleurs, utiliser la même technique de composition et de préparation, et enfin savoir reproduire l'Oeuvre avec la même touche, la même finesse et le même niveau de détail. Le copiste a donc toujours à l'esprit le respect des règles de l'art, garantissant ainsi qualité et authenticité.

Le droit de copier les œuvres dans les musées nationaux est inscrit dans la constitution française depuis Napoléon III. Elle est aujourd’hui règlementée par le décret du 11 mars 1957 et impose certaines règles précises :


1 - Les dimensions de la copie doivent être inférieures ou supérieures d’au moins 1/5ème par rapport à l’original.


2 - La copie est répertoriée dans les archives du Musée et porte un numéro d’enregistrement ainsi que la date d’entrée et de sortie ; tout cela est inscrit au dos de l’œuvre.


3 - L’autorisation de copier est donnée généralement pour trois mois et le copiste ne peut travailler que le matin de 9 à 13 heures 30.


4 - Seules peuvent être copiées les œuvres tombées dans le domaine public , c'est-à-dire celles dont l’artiste est mort depuis plus de 70 ans.


5 - Le copiste n’est pas autorisé à reproduire la signature du peintre en musée.

Copie de L’anonciation de France Angelic

by Goss

Cachet du Louvre au dos du tableau

“Diane au bain“ de Jean-François Boucher

Copie par Goss en 1979

dans le musée  du Louvre - Paris

“Les Glaneuses“ de Jean-François Millet

Copie par Goss en 1973

dans le musée  du Louvre - Paris

“Master Hare“ 

de  Reynolds

Copie par Goss en 1974

dans le musée  du Louvre Paris

Edgar Degas

Modigliani

Gustave Courbet

“David avec la tête de Goliath“

Caravage by Goss

Vidéo de la réalisation  

Vidéo de la réalisation de la copie de Courbet 

Autoportrait  : “Le Désespéré“

Copie de Rembrandt 

by Goss

Copie par Goss en 1979 

dans le musée  Gustave Moreau - Paris

Copie d’un délai de “Jupiter et Sémélé“

De Gustave Moreau

by Goss

Restauration de tableaux anciens


Anonyme 19ème

Façon Rembrandt

Restauration d’une peinture ancienne

Anonyme 18 ème

Restauration d’une peinture ancienne

Anonyme 18 ème

Restauration d’une peinture ancienne

Tableau signé DYF - 20 ème

Tableau signé Jean Destré

Tableau réalisé en vernis Martin - fin 19ème